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Dans les années 90, Patrick Le Laid cherchait à remplir le vide de nos cerveaux avec des bulles et une rondelle de citron. On a les verbatim qu'on mérite.

Si Patrick avait présidé la grande Tour de nos jours, il aurait tweeté, c'est sûr, et son cas se serait aggravé. Comment résister à une bonne vanne, un bon jeu de mot, quand des milliers de gens suivent le moindre de vos 140 signes? Des personnalités cathodiques s'y font crucifier tous les jours : @nadinemorano, si tu nous followes, paix à ton âme virtuelle.

Aujourd'hui, Pat, ce que notre hémisphère droit regarde à la télévision, notre hémisphère gauche le commente sur les réseaux sociaux. Nous n'avons plus besoin d'avoir d'amis. Nous sommes likés. Suivis. Pinés parfois. Les canapés ne sont plus en peau de bouque. Ils sont en Facebook.

Pour être a la page, on ne dit plus Patrick Sébastien. On dit @patricksebastien. Et on ne dit plus Cauet. Du tout.

Si un lien se crée entre un animateur et celui qui le regarde, il sera cliquable. Pour être sûr qu'on parle de TF1 au café le matin, parle plutôt de #tf1. Oui, je sais, le dièse de ton téléphone filaire existe toujours. Mais il s'est fait rebaptiser hashtag. Ça fait un peu viking non?

Plus que populaire, la tv est devenue sociale. Le méchant web qui devait l'avaler l'a renforcée. A ton époque, on allumait le téléviseur pour avoir une "présence" à la maison, un son pour noyer le silence de notre solitude de célibataire, divorcé, grabataire...

 

Mais quand on a des amis par centaines avec qui partager, des inconnus qui enfin acceptent de vous parler, reprennent vos bons mots pour les raconter (RT) à leurs potes (followers), on ne se sent plus seul. Jamais. SOS amitié a-t-il encore un sens quand on peut devenir friend avec @valerie damidot juste en lui glissant : 'moi aussi, j'adore maroufler. Tu me RT?'

Le changement, c'est pas maintenant, c'est tout le temps. Qui ose encore dire www?

 

Nous sommes les petits-enfants de la télé. La télécommande dans une main, l'Iphone dans l'autre. Notre cerveau n'est peut-être plus disponible. Mais il reste libre. De commenter, de zapper, de partager, d'aimer, de charrier, et de presque tous les autres verbes du 1er groupe.

 

A l'heure où j'écris cet article, les blogs sont déjà has been depuis longtemps. Comme toi, Patrick. On est tous le Laid de quelqu'un.


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Hello Paris,

 

It’s been a while.

 

Je me suis posé la question de fermer ce blog. Je me suis demandé si j’avais encore quelque chose à y écrire. Un message à délivrer. Une vanne à graver dans le marbre numérique. J’ai voulu changer de nom. Temps de cerveau disponible, ça fait un peu siècle dernier, non ? Et puis, ON a voulu me faire changer de nom. Ca m’a donné une bonne raison de le conserver. Ma liberté de penser, comme dirait Crocodile Dundee dans The Voice.

 

Il y a des fois où j’aurais préféré être médecin. Parce qu’il n’a pas besoin de se demander s’il a réussi sa vie ou pas. Il aide/guérit/sauve des hommes et des femmes. Il est utile au monde. Et le plus souvent, il porte une Rolex au poignet. Donc, il n’a pas raté sa vie, pour faire écho au Don Draper gâteux de la publicité française. J’ai eu envie de devenir docteur en m’injectant des doses quotidiennes d’Urgences, période Dr Green. Et puis, j’ai été confronté aux limites de mes capacités intellectuelles.

 

Par chance, Ally Mc Beal est apparue sur M6. Les plaidoiries, la robe, Barry White…j’aurais adoré être avocat ! Un avocat sert la justice. Il joue un rôle important dans la société. J’ai obtenu sans forcer ma maîtrise de droit privé mais, trop gourmand, j’ai tenté le grand chelem avec Sciences Po. Après trois échecs cuisants au premier tour, j’ai décidé de me retirer de la vie (sciences) politiques, comme dirait Lionel. L’autre.

 

J’aurais pu être Rabbin.  J’ai une belle voix et le goût des lectures compliquées. L’envie d’aider l’autre. Pas assez pour être curé, mais pour être Rabbin, c’eut été suffisant (vanne de Pessah). Un Rabbin, c’est important. Portes ouvertes au paradis, pour peu qu’il existe.

 

Mais un Rabbin, ça ne regarde pas la télévision. Ou juste les infos, et encore sur France 2, parce que Ferrari et Chazal ne portent pas de perruque (entre autre). Et moi, j’adore le petit écran. Je suis un enfant d’Ardisson, d’Arthur, de Dorothée, Delarue, Bravo, Fogiel. Un enfant de la télé. Je sais que ça ne sert à rien ni à personne.  Je suis le chaînon idéaliste et créatif d’une industrie probablement pervertie, qui n’a qu’un seul objectif : vendre à Coca-Cola du temps de cerveau disponible, comme dirait Patrick le laid.


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C’est désormais un fait. Y’a plus rien à voir à la télé. Suffit de jeter un œil au Télé Loisirs pour s’en convaincre : la TNT alterne les copies trash de Confessions Intimes, Faites entrer l’accusé, et les rediffusions poussiéreuses de films sous naphtaline ; TF1 abuse des Experts et M6 de NCIS. Les téléspectateurs de France TV, spécialement de France 3, sont désormais plus nombreux au cimetière que devant leur poste ; et pour exister, les chaînes du câble font mal doubler les programmes poubelles de la télé US en emballant ça avec des plateaux cheap présentés par des candidats de télé réalité sur le retour pour avoir leur article chez Morandini.


Oui, ça marche un peu comme ça, en 2012, le paysage audiovisuel français. Alors, comme tout le monde, je me rabats sur les séries US. Une série US, c’est comme un bon film qui proposerait une suite chaque semaine. Il y a peu de succès français qui pourraient faire de bonnes séries, à part peut-être l’Arnacoeur. Mais vous vous imaginez sérieusement suivre les aventures des huit connards des Petits mouchoirs ?


Alors voilà, plus de cinéma, plus de TV, on streame des séries et on s’accommode des sous-titrages approximatifs -parce qu’on n’aurait pas fait mieux- et de la qualité moyenne -parce que ce qui compte dans une série, c’est pas qu’elle soit en HD-.


Parmi les nouvelles séries de la saison, j’ai commencé Pan Am. Le problème d’une série comme celle là, c’est que tu sens beaucoup trop l’ombre du producteur et du studio derrière tout ça : « bon les gars, après Mad Men et la publicité, on va continuer à célébrer l’Amérique triomphante en racontant l’histoire d’une compagnie aérienne et de ses belles hôtesses (ou comment plaire aux hommes en faisant semblant d’être féministe). On garde l’ambiance rétro, les beaux costumes, les belles voitures, et on enlève l’alcool et les clopes parce que quand même, on est sur ABC ». Pan Am, c’est un peu la série Chevignon : c’est beau dans la vitrine, mais pas sur que ça tienne plusieurs lavages.


Falling Skies…et V

Spielberg a dû prendre un scénario qu’il s’était fait jeter à la gueule par Hollywood. Il a mixé Alien, Arachnophobie et Rencontres du 3ème type pour avoir des monstres verts bien gluants et terrifiants quand tu vois leur ombre passer dans les couloirs. Il a recyclé le beau Noah Wyle qu’on n’avait pas vu depuis Urgences. Il a mis tout ça dans un shaker et comme d’habitude, on se laisse embarquer, malgré les effets spéciaux pas très spéciaux, les dialogues mielleux, les cliffhangers prévisibles et les dialogues réactionnaires.


Ca reste mieux que V, dont la seconde saison aura finid’enterrer les derniers espoirs des fans de la version 1989 dont je faisais partie. En dehors de cette Reine au regard et au corps complètement hypnotique, tout est à jeter dans ce remake qui a oublié tout ce qui faisait le sel de l’invasion des Visiteurs au départ : ils viennent pour nous bouffer, bordel ! Cette recherche vaguement judéo-chrétienne de l’Ame dans le corps de l’homme est d’une stupidité digne d’un Joséphine Ange Gardien. La poudre rouge, les vrais pistolets lasers, les combats, les mecs qui mangent des rats attrapés dans des poubelles, c’est ça qu’on voulait revoir. Fort heureusement, tout le monde était d’accord avec moi. Clap de fin au bout de 2 saisons.


Terra Nova

Spielberg a dû prendre un scénario qu’il s’était fait jeter à la gueule par Hollywood. Quoi, encore ? Oui, en 2149, on a trouvé lemoyen de remonter dans le temps, et la seule période qui nous intéresse, c’est celle où il y a des dinosaures dedans. Bizarre non ? Heureusement, leshumains vivent dans un village muni de barrières en bois pour ne pas être inquiétés pour les éventuels tyrannosaures qui cherchent à dîner dans le coin. Terra Nova, c’est la preuve que même en série, l’écologie c’est chiant.


J’ai abandonné Desperate Housewives. Autant il m’apparaît complètement crédible le fait qu’en 2149, les failles temporelles existent, autant ces histoires à dormir debout de mégères irresponsables me rendent hystériques. Elles m’énervent. Toutes. J’ai arrêté de télécharger les épisodes, prétextant que la série n’avait pas repris, mais je vois bien que ma femme ne me croit pas. Tant pis pour elle.


Déjà, j’ai poursuivi Grey’s Anatomy alors que lors des premières saisons, je priais pour qu’un scalpel vienne se planter dans les yeux d’Ellen Pompéo. Depuis une ou deux saisons, je dois dire qu’ils se sont bien rattrapés, et le fait que les histoires d’amour et de cul soient devenues plus secondaires est un excellent tournant narratif pris par Shonda Rhimes, à qui l’on doit le beaucoup moins réussi Private Practice, arrêté après deux épisodes et demi.


The Killing

Au départ, il s’agit d’une série suédoise. Et quand on voit les images, on le comprend très vite. Il fait moche. Les gens sont moches. Le rythme est lent. Mais l’intrigue, l’intrigue est fantastique. Un meurtre, treize épisodes, et à la fin de chacun, l’intime conviction que ça y est, on sait enfin qui est le tueur. C’est digne d’un Millénium, même si je dois avouer que je n’en ai jamais lu une ligne. Ca a l’air trop moche.


Person of interest

J’ai d’abord regardé pour retrouver Ben, mon Ben, le guide paranoïaque de Lost (best serie ever). Le pitch de départ ressemble un peu à Minority Report (probablement encore une histoire de scénario de Spielberg) : un gars a conçu une machine qui lui permet d’anticiper les meurtres à venir. A partir de ce postulat aussi crédible que celui de Terra Nova, l’intrigue se noue autour d’un ex-agent de la CIA au regard aussi ténébreux qu’un mannequin de l’Oréal recruté pour sauver des vies à la place de Ben, qui n’est plus du tout paranoïaque et même un poil naïf. Cette série ne changera ni votre vie, ni celle de votre TV, mais c’est toujours mieux que Camping Paradis.


Reste le cas Barney Stinson. Après huit saisons à essayer de rattraper Friends, How I met Your mother tire clairement la langue et on peut dire désormais que la série n’y parviendra jamais. Hormis quelques épisodes légendaires, l’ensemble est très inégal, et finalement, on se fout autant de Ted que de sa recherche de la mère de ses enfants. Pas sur que je prenne encore le risque de voir débarquer Frédéric Mitterand et Mr Hadopi à la maison pour ça. Je préfère mater Rabbi Jacob sur NT1.


Si vous avez des suggestions, elles sont les bienvenues. En revanche, tout commentaire serait malvenu.


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A trente trois ans, la hauteur est parfaite pour se dire que le temps passe vite mais qu’en même temps, on a encore deux fois trente trois ans pour faire ce qu’on a toujours remis à l’année d’après.

Tout l’été, avachi sur un transat déséquilibré, l’esprit égaré loin d’un roman policier sans meurtrier, je fais le point. Le travail. Le couple. La famille. Les thunes. Le poids. Les ambitions. Les espoirs. Les regrets. Les parents. Les thunes.

Deux heures plus tard, je quitte mon transat le cœur plein de bonnes résolutions et les épaules brûlées. Première bonne résolution : mettre de la crème.

Cette année, je vais : écrire les cent cinquante pages qu’il manque à ma nouvelle pour en faire un roman ; être un bon père pour deux personnes en même temps ; perdre du poids sans faire de régime ; participer à un mari presque parfait ; changer de voiture ; travailler dur mais moins longtemps ; respecter au moins un des dix commandements ; voir mes amis plus souvent que mes collègues et/ou faire de mes collègues des amis ; me laisser pousser les cheveux ; me raser la barbe ; changer de lunettes ; vieillir.

Faudrait pas que ma vie se résume à des lignes sur un CV. MasterChef. Baby Boom. The Voice. Directeur de tout, de rien, et mon nom au fond d’un générique.

Faudrait pas que j’oublie d’aimer ceux qui m’aiment. Pour pas qu’ils pensent à moi avec la nostalgie de celui que j’étais. Pour pas qu’un jour ils disparaissent sans qu’on ait eu le temps de vivre.

Faudrait pas que j’arrête d’écrire.  Pour pas m’éloigner de ce que je suis. Je ne parle pas de talent. Juste de ce que je suis. Un gars qui écrit. 

 


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Quand j’ai commencé à travailler, j’avais trois rêves : être Thierry Gilardi, Thierry Ardisson et Frédéric Beigbeder.

 

Au bout de huit ans de dur labeur, j’ai PRESQUE atteint mes objectifs. 

 

J’ai commencé par commenter des matchs de foot…virtuels sur une chaîne de geek que seuls les ados qui avaient autant de boutons sur leurs faces que sur leurs télécommandes pouvaient trouver sur le câble (période faste : j’ai même signé des autographes).

 

J’ai aussi écrit un livre…auto-publié. 11 exemplaires vendus, dont dix par ma mère.

 

Surtout, je gagne ma vie en imaginant des émissions et en tentant de les vendre à coup de grandes accroches marketing à des patrons de chaîne sceptiques (le patron de chaîne est toujours sceptique). Exemple de phrase d’accroche : MasterChef, le PLUS GRAND concours de cuisine amateur.

 

Vous avez raison, je suis sans doute plus proche d’Arthur que d’Ardisson.

 

Mais à Thierry, je connais un gars qui ressemble comme deux gouttes d’eau : Thomas Clément. Pubard, blogueur, écrivain, il joue la carte du touche-à-tout, et aura certainement des envies de cinéma, arrivé à la crise de la quarantaine.

 

Surtout, Thomas publie sur le web, chaque mois ou presque depuis 5 ans, les TomCasts. Le web, dernier terrain de jeu des amoureux de la liberté de parole. Thomas le prouve encore dans son dernier talk-show, en posant des questions à celui qui est en quelque sorte son « mentor », Ardisson, que personne ne lui avait sans doute posé avant.

 

Oui, Thomas pose de vraies questions, celles qui dérangent, qui grattent là où ça fait mal. Mais jamais il ne s’agit de méchanceté ou de vanne gratuite. Toujours documenté, Thomas cultive un ton acerbe qui donne le sentiment que ce qui précède chacun de ses points d’interrogation est un crochet en pleine face de son invité. Un crochet qu’il a bien mérité.

 

Alors voilà : primo, je milite pour que Thomas Clément passe à la TV, parce-qu’ à l’heure actuelle, personne, je dis bien personne, n’a le ton incisif et détaché qu’il emploie avec ses invités. Je milite aussi pour que le prochain TomCast soit celui d’Eric Zemmour, enchaîné avec Marine Le Pen, Brice Hortefeux, Eric Besson, mais aussi Yann Barthès, Céline Dion, Didier Deschamps, et tous les lâches de la sphère public et adeptes de la langue de bois.  

 

Il y a huit, j’avais trois rêves. Allez, j’en ajoute un dernier. Je rêve un jour d’être tomcasté.

 

 


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Note : dans ce texte se sont glissés des noms d’émissions. Sauras tu les retrouver ? Celui qui donne le chiffre exact gagne un cadeau.

 

21 avril 2012. Une blonde chevaline apparaît sur les écrans du PAF et PAF !  La France refait son coming-out raciste. Enfoncé dans mon canapé La Redoute, je me tourne vers ma femme et lui annonce : Chérie, fais tes valises !

 

Elle me répond : « Taratata ! On va pas mettre la maison à vendre et faire nos 12 bagages maintenant !? »

 

Je lui dis du Tacotac : « Loulou, n’oublie pas mes paroles : la roue de la fortune vient de tourner. On ne peut pas rester dans un pays où le MasterChef s’appelle Marine.  Crois moi, cette femme a une Secret Story ».

 

Ni pute, ni soumise, mon épouse prend la défense de la gagnante du tiercé présidentiel : « On ne peut pas plaire à tout le monde, Chouchou. Et sincèrement, l’idée de me rendre en terre inconnue me pose un dilemme : et si on n’était pas les bienvenus dans la tribu ? »

 

On était en pleine scène de ménage. Sans aucun doute, on n’était pas couché. Si je voulais la convaincre, il fallait que je sorte le diner presque parfait :

« Chouchou, ne t’inquiète pas, on est une famille d’explorateurs ! Une famille en or ! Et je suis sur que les anges de la télé-réalité veillent sur nous »

 

Compréhensive, elle fait ses yeux d’Ali Badou et me glisse : « Je ne t’ai jamais zappé parce que je savais que tu avais le X-Factor. Tant qu’on est tous ensemble, je suis prête à prendre le premier Pekin Express avec ma fourchette et mon sac à dos… »

 

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Après une sacrée soirée de sommeil, j’hésite entre un thé ou un café. Ma femme, dans la chambre d’à côté, trie les affaires à prendre ou à laisser. Je l’entends crier aux enfants : n’oubliez pas votre brosse à dents ! ». Ma fille ne comprend pas : « mais pourquoi on s’en va ? ». Son grand frère lui tombe dessus : « Tu n’es pas au courant ?! Tout le monde en parle ! C’est la panique dans l’oreillette…Marine Le Pen a fêté sa victoire sur les Champs-Elysées avec ses Guignols toute la nuit ! Elle a même fini au Carré Viiiip. On a intérêt à quitter le pays si on ne veut pas devenir le Maillon faible ».

 

Sur les 12 coups de midi, on a pris la route. Ma femme me demande : « on va où ? ». « Chez mes parents » je lui réponds. « Ils vont t’adorer ». C’est vrai que ma mère n’a jamais voulu la rencontrer. « C’est qui cette fille qui veut épouser mon fils ? » criait-elle au téléphone quand je lui ai annoncé qu’on allait se marier, il y a quelques années. Depuis, ma femme en nourrit une certaine paranoïa, persuadée que tout le monde veut prendre sa place.

 

Et voilà comment nous sommes partis. Nous avons mis moins d’une semaine pour tout changer. Les trente millions d’amis de Marine, ceux qui ont voté pour elle sans se douter de ce qui adviendrait de leur patrie, nous ont poussé dehors. Désormais, je vis la vie de quelqu’un d’autre. La France me manque, souvent. Mais celle que j’aimais n’existe plus. La France a un incroyable talent. Mais elle a voté pour la mauvaise nouvelle star.

 

 


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